Alm’âge. Association de lutte contre la maltraitance des personnes vulnérables

Ecoute, conseils, accompagnement

Le silence des professionnels

Classé dans : Non classé — 15 mars, 2012 @ 4:17

Selon une enquête réalisée par le ministère de l’emploi et de la solidarité entre 1994 et 1998, 54,3 % des personnels du secteur social avaient été, ou étaient confrontés à la question de la violence et de la maltraitance.

Plus encore que dans d’autres secteurs, la violence à l’égard des personnes handicapées est longtemps restée un tabou pour les professionnels. Certains intervenants ont notamment mentionné une tolérance autrefois plus grande vis-à-vis de pratiques aujourd’hui considérées comme maltraitantes, lorsqu’elles se produisent à l’encontre de personnes handicapées.

Ainsi en témoigne Mme Yolande Briand, secrétaire générale de la fédération « santé-sociaux » de la CFDT : « Il y a longtemps en France que l’utilisation des brimades physiques comme méthode éducative, tant dans la sphère familiale qu’à l’école, est condamnée (…) Pourtant, ces mêmes brimades ainsi que des violences psychologiques sont plus ou moins cautionnées lorsqu’elles se produisent dans des institutions. Cela tient sans doute à leur histoire. En effet, celles-ci ont été créées à l’origine pour isoler les marginaux et les « déviants ». On parlait alors de protection de la société. »

Sans aller jusqu’à cette extrémité, on constate malgré tout parfois une abolition des repères entre ce qui est un comportement normal vis-à-vis de la personne accueillie et ce qui constitue un acte de maltraitance : comme le soulignait Mme Gloria Laxer, directeur de recherche à l’université de Lyon, « l’occultation peut consister à considérer qu’il n’est pas si grave d’avoir privé la personne de manger une fois, ou de lui avoir donné une douche froide parce qu’elle était infernale. Le déni et le refus de signalement existent tout de même dans un certain nombre de cas. »

Une autre difficulté réside dans le caractère fortement hiérarchique des procédures à suivre dans les établissements, notamment en matière de signalement. Une différence d’appréciation de la situation entre le professionnel et l’encadrement peut conduire la direction à ne pas signaler certains faits. Or, comme le soulignait Mme Marie-Antoinette Houyvet, présidente de l’Association française des magistrats instructeurs, « Il est difficile, pour le salarié d’une structure, quelle que soit cette structure, de dénoncer auprès de la justice des faits que sa hiérarchie n’a pas signalés elle-même. Le salarié risque en effet de se retrouver dans une situation particulièrement inextricable. »

La proportion de salariés passant outre leur direction pour signaler eux-mêmes à la DDASS un cas de maltraitance serait donc un élément d’information important pour mesurer la liberté de parole dont les personnels bénéficient ou à l’inverse pour mesurer les pressions subies lors de soupçons de maltraitance. Les statistiques fournies par la DGAS ne permettent malheureusement pas l’individualisation des salariés et des directeurs dans le signalement des actes de maltraitance.

Mme Marie-Antoinette Houyvet, présidente de l’Association française des magistrats instructeurs (AFMI) souligne à ce sujet un fait révélateur : dans une grande majorité des cas, les signalements à l’autorité judiciaire interviendraient à l’occasion d’un changement de direction et « l’arrivée d’un nouveau directeur, de nouveaux chefs de service et de nouveaux éducateurs spécialisés entraîne bien souvent l’ouverture d’une information judiciaire au sujet des pratiques antérieures. »

Par ailleurs, la commission d’enquête a pu constater que la peur du licenciement restait très présente pour les professionnels qui dénoncent des actes de maltraitance, et ce malgré le progrès représenté par l’article L. 312-24 du code de l’action sociale et des familles, issu de l’article 48 de la loi du 2 janvier 2002, protégeant le salarié ayant procédé à un signalement contre des mesures discriminatoires de son employeur, comme cela a déjà été développé.

En matière de maltraitance, les syndicats jouent également un rôle ambivalent, notamment lorsqu’ils mettent en avant le risque de fermeture de l’établissement, et donc de plan social, lié à un signalement.

Dénonçant l’attitude corporatiste de certains syndicats, M. Pascal Vivet précisait : « J’ai (…) en tête, dans [une] affaire précise, la réflexion de syndicats m’affirmant que les affaires de mauvais traitement sur enfants étaient susceptibles de leur faire perdre soixante emplois sur l’ensemble du département. Ils m’ont donc demandé de ne pas les porter en justice. Un chantage s’est ainsi exercé à mon encontre. »

Cet état de fait est d’ailleurs admis par certains syndicats : ainsi M. Georges Brès, représentant de la CGT, concédait que « parfois les syndicats, ont plus ou moins fermé les yeux jusqu’à une période récente sous prétexte de protéger les salariés de manière inconditionnelle ».

Il semblerait donc que le fait de signaler des actes de maltraitance demande une certaine « révolution culturelle » de la part des professionnels, pour qui une telle dénonciation peut apparaître comme une « trahison du corps ».

Source: http://www.senat.fr/rap/r02-339-1/r02-339-111.html

Recherchons bénévoles!

Classé dans : Non classé — 1 mars, 2012 @ 3:39

Bonjour,

Nous recherchons actuellement des bénévoles à raison de deux heures par semaine ou une semaine sur deux. Il s’agira de rappeler les victimes supposées ainsi que les appelants afin de savoir où en est la situation.

Les permanences seront le Mardi ou le Mercredi ou le Vendredi.

Si vous êtes à l’aise au téléphone et aimez le contact humain, n’hésitez pas à nous contacter par mail ou par téléphone:

almage59@orange.fr

03.20.57.17.27

 

Le concept d’humanitude

Classé dans : Non classé — 19 janvier, 2012 @ 5:00

 Le concept d’humanitude a été popularisé et adapté aux soins des personnes âgées par Yves GINESTE et Rosette MARESCOTTI, il y a 30 ans.

 La méthode ainsi mise au point a montré son efficacité vis-à-vis des personnes atteintes de maladies neurodégénératives de type Alzheimer et apparentées. Elle vise à restituer à la personne sa dignité d’être humain et s’inscrit ainsi dans une démarche de bientraitance.

 Cette nouvelle approche des soins donnés aux personnes âgées repose sur 4 piliers :

 La parole : demeure le principal moyen de communication et de mise en contact en autrui. Elle doit annoncer et expliquer chaque geste.

 Le toucher : il s’agit de transformer le « toucher utilitaire » en « toucher tendresse ».

 La verticalité : Pour Yves Gineste, une personne âgée correctement accompagnée peut et doit vivre debout.

 Le regard : il doit s’échanger face à face, les yeux dans les yeux, à hauteur du visage.

 Afin d’apporter une caution scientifique sur les bienfaits de l’humanitude, une étude a été réalisée sur 111 femmes âgées de 67 à 101 ans, qui présentaient une démence de type Alzheimer, et résidaient en EHPAD. Dans chaque cas, il s’agissait de mesurer les réactions lors de la toilette -moment le plus délicat- avant et après la formation des soignants aux techniques de l’humanitude.

 Résultats ! Dans 83 % des cas, les soins habituellement difficiles ont été améliorés de façon importante (43% de « mieux ») ou très importante (50% « beaucoup mieux »). Alors que près de la moitié des patientes donnaient des coups, donc 23% avec une intensité forte ou très forte, après l’application de la méthode, 65% n’en donnaient plus du tout !

 Lors de la venue du soignant non formé dans leur chambre, 49% des patientes n’exprimaient aucune réaction, éprouvaient une inquiétude ou exprimaient une opposition. Après la formation du soignant aux techniques de l’humanitude, non seulement 80% acceptaient sa venue, mais exprimaient leur plaisir en offrant un visage détendu et souriant. Enfin au sein des unités où a été présentée cette méthode, le taux de maintien permanent au lit a chuté de 60% et la prise de médicaments aussi.

 L’humanitude a donc fait ses preuves, tant pour le bien-être des patients que des soignants.

 Source : La revue de Gériatrie, supplément de Juin 2008, colloque sur les approches non-médicamenteuses de la maladie d’Alzheimer : « Evaluation de la méthodologie de soin Gineste-Marescotti, dite humanitude, lors de formations in situ » ; Extrait disponible en ligne sur le site d’Agevillage.com, organisateur de colloque.

Quelques chiffres…

Classé dans : Non classé — 8 décembre, 2011 @ 2:44

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ACTIONS ALM’AGE: écoute, conseille et travaille avec les partenaires du département

Classé dans : Non classé — 27 octobre, 2011 @ 3:24
LA SITUATION ENTENDUE    CE QU’A FAIT ALM’AGE 
 Mme B. appelle ALM’AGE et signale la situation de son amie hébergée en maison de retraite. Le logement qu’elle occupe est une mansarde, mal isolée où il fait très chaud l’été et froid l’hiver.  Bien que le directeur de l’établissement lui ait affirmé que ceci serait transitoire, dans l’attente de la libération d’un autre logement, les mois ont passé et rien n’a changé. Il semble que ce logement ne soit pas déclaré au titre des locaux destinés à l’hébergement des personnes accueillies.  →       L’établissement a déjà fait l’objet d’une plainte à ALM’AGE. Un signalement a déjà été fait au Conseil Général.  ALM’AGE rappelle la plaignante.  ALM’AGE attend le résultat des actions en cours. 
 Melle F. souhaite l’aide d’ALM’AGE parce qu’elle subit des violences physiques de son ami, alcoolique et SDF. Elle vit dans la crainte des coups et a très peur. Elle voudrait qu’il aille vivre ailleurs. La semaine suivante, elle nous rappelle pour nous signaler son soulagement, son ami étant parti dans une autre ville. Néanmoins, l’écoutant la trouve très angoissée et fragile psychologiquement.   →  Avec son accord, mise en relation avec un service d’assistance psychologique, qui assurera un accompagnement.  Melle F., rappelle quelques semaines plus tard pour remercier les bénévoles d’ALM’AGE de leur action et soutien. 
 Mme Y. s’inquiète pour son voisin, parkinsonien et hémiplégique, qui se déplace difficilement et qui ne parle pas. Son épouse est seule à s’occuper de lui. Mme Y. dit entendre assez souvent, des éclats de voix et des réflexions qui lui font supposer que ce voisin serait maltraité. Le service de soins à domicile aurait cessé leur intervention depuis quelques temps.   Avec l’accord de Mme Y., ALM’AGE contacte les services sociaux du secteur.  Retour à ALM’AGE : après avoir fait le point avec ce couple de personnes âgées, dont l’épouse finissait par s’épuiser, ils ont proposé l’aide et l’intervention de professionnels au domicile avec un soutien financier. 
 Mr D. appelle ALM’AGE pour signaler que son fils, handicapé moteur, se déplace en fauteuil roulant ; un voisin l’invective fréquemment au motif qu’il endommagerait la porte d’entrée de l’immeuble, de même qu’il ne la refermerait jamais. De plus, le fils de ce voisin raille ce jeune handicapé et tient à son encontre des propos injurieux et discriminatoires. Mr D. a déposé plusieurs mains courantes qui sont restées sans suite. Pour toute sa famille la situation n’a que trop duré, et un déménagement est envisagé.  →     ALM’AGE réinstaure les relations avec les services sociaux et ceux de la mairie. Il est très vite apparu que le logement n’était pas adapté pour accueillir une personne en situation de handicap. Sous deux mois un nouvel appartement, mieux adapté, est proposé, dans un environnement nouveau.  Conseil à Mr D. : contacter le correspondant local de la HALDE. 
 Mme A., aide-soignante, se plaint que dans l’établissement où elle exerce les personnes âgées ne sont pas respectées : vêtements personnels attribués sans distinction aux uns comme aux autres, négligences dans les soins, temps trop court pour réaliser les toilettes.  →       ALM’AGE conseille d’en parler avec sa hiérarchie et de prendre contact avec le président du conseil de la vie sociale. L’ARS a diligenté une enquête. Le directeur est conscient des difficultés. Une nouvelle organisation a pu être mise en place et donne satisfaction pour l’instant. 

La maltraitance des personnes vulnérables

Classé dans : Non classé — 13 octobre, 2011 @ 3:05

Lorsqu’on s’inquiète de la maltraitance des personnes vulnérables et en particulier des personnes âgées on se heurte à un mur de silence.

    On entre dans le monde de l’indicible.
    Avant, on ne le voyait pas, maintenant on ne veut pas le voir et encore moins le dire. C’est de peur et de honte qu’il s’agit, tant de la part de la victime que du maltraitant. Cela est difficile à vivre et encore plus, à dire. Pourtant, il faut parler. C’est peut-être le seul moyen pour que cette violence cesse.
    La plupart des victimes âgées n’osent pas se plaindre de peur, si elles sont en famille, d’être envoyées en maison de retraite et, si elles sont en institution, d’en être renvoyées.

    L’extrême pointe de l’iceberg.
    La plupart de ces maltraitances se développent au sein de la famille , or « on n’en parle pas » . Ce qui se passe en famille est secret, tabou, voire nié.
    Un très grand nombre de ces maltraitances sont financières, car le vol dans la famille n’est pas considéré comme un délit.
    Les soignants, bien que la loi les délie alors du secret professionnel, préfèrent, s’ils relèvent des traces de coups, se taire pour continuer à avoir accès auprès de la personne souffrante.
    Ces maltraitances sont souvent effectuées sous l’emprise de la boisson ou en raison de troubles intellectuels du maltraitant, et dans les deux cas, il y a atténuation de la responsabilité.
    La réalité de la plainte n’est pas toujours facile à établir. En institution, l’accusateur es accusé à son tour de porter préjudice à l’établissement et parfois traîné en justice pour diffamation. En famille, la maltraitance de l’aïeul n’est parfois que le résultat d’une longue histoire de tensions familiales dont iI était entièrement responsable.
    Quant la victime se plaint -et ce n’est pas toujours aisé de distinguer la vérité d’un syndrome de persécution ou de préjudice- la plainte n’est alors pas considérée comme sérieuse.
    Les différentes formes de maltraitances classées selon une typologie internationale sont réparties en : violences physiques, violences psychologiques, violences financières, violences médicamenteuses, violences civiques, négligences actives et négligences passives.
    On constate que les maltraitances financières – 27 % – les maltraitances psychologiques 27 % – sont les plus fréquentes. Elles sont souvent associées. Ensuite viennent les violences physiques – 15 % – Il s’agit de maltraitances par volonté délibérée de nuire dans lesquelles peuvent être aussi rangées la surmédication ou la suppression volontaire des médicaments.
    Les maltraitances par omission sont celles qui sont le plus souvent exercées en institution. Elles sont plus dissimulées et donc plus méconnues que les précédentes précisément parce que l’on se plaint moins facilement du manque de soins que d’une action violente.
    Dans la région, on constate que 80 % des maltraitances ont lieu à domicile et 20 % en institution. Elles affectent surtout des femmes âgées de plus de soixante-quinze ans.

    Disponibilité, respect, partage de parole entre professionnels, familles, résidants sont la clef qui fera sauter ce verrou et qui fera reculer la violence. La mise en commun des bonnes volontés, des énergies, des expériences et des expertises ne peut que favoriser l’action de bientraitance des personnes âgée et au-delà, de toutes personnes vulnérables.

Présentation

Classé dans : Non classé — 13 octobre, 2011 @ 3:05

   En partenariat avec le Conseil Général du Nord, l’Observatoire Départemental des maltraitances, la Ville de Lille, les CLICS, les CCAS et l’ARS.

    Alm’age lutte contre les violences envers les personnes vulnérables.

    Alm’age écoute, conseille et accompagne les victimes et alerte les partenaires sociaux proches des personnes maltraitées.

    Alm’age est à la disposition des professionnels au service des personnes âgées ou handicapées dans les établissements : EHPAD, services gériatriques ou associations d’aide à domicile pour développer les bonnes pratiques de bientraitance.

    - sensibilisation,
    - information,
    - formation,
    - groupes de paroles.

10 ans au service des personnes vulnérables

Classé dans : Non classé — 13 octobre, 2011 @ 3:04

Hier :

    1999 :
    L’instance gérontologique de la Ville de Lille a commencé à s’intéresser à la prévention de la maltraitance des personnes âgées. Lorsqu’Alma France s’est développée, cette instance a rejoint le réseau et a ajouté les écoutes téléphoniques à ses missions : naissance d’Alma Lille.

    2004 :
    Le maire de Lille, Martine Aubry, se rend compte que les situations traitées par Alma Lille dépassent largement la Ville et parfois même le département. Elle propose à Monsieur Murignieux, responsable de plusieurs associations, de revoir l’organisation d’Alma Lille et de la transformer en association régie par la loi de 1901. Création de l’association Alma Nord qui commence un partenariat avec les collectivités territoriales du département du Nord.

    2008 :
    Les bénévoles de l’association estiment que la seule écoute téléphonique est insuffisante pour prévenir et lutter efficacement contre la maltraitance. L’association décide d’agir effectivement sur le terrain, au plus près des situations de violence, en accompagnant les victimes et les aidants, en partenariat étroit avec les acteurs de proximité : famille, travailleurs sociaux, médecins, responsables d’établissement, CLIC, CCAS, DASS etc…
    L’association modifie en conséquence ses statuts et devient l’association ALM’AGE, Association pour la Bien-traitance des Personnes Vulnérables, tout en continuant de souscrire à la charte éthique d’Alma France.

Aujourd’hui :

    2010 : De nouvelles pratiques

    La régionalisation :
    Parallèlement à la création des Agences Régionales de Santé et au regroupement des Directions Départementales de l’Action Sanitaire et Sociale, Alm’age modifie ses statuts et devient Association Régionale pour la Bien-traitance des Personnes Vulnérables, partenaire reconnue des départements du Nord et du Pas-de-Calais pour la prévention et la lutte contre les maltraitances et pour la promotion de la Bien-traitance des personnes vulnérables. Elle est associée aux schémas départementaux d’organisation sociale et médico-sociale et à l’Observatoire Départemental des maltraitances.

    Dépasser la seule écoute :
    Les membres de l’association sont convaincus de l’importance du travail de médiation et veulent aller plus loin dans les relations qu’ils ont déjà avec les partenaires de proximité pour agir au plus près des victimes : familles, victimes elles-mêmes, personnels de direction d’institution, CLIC, CCAS, etc… Dans le but d’agir au plus près des victimes, des membres de l’association peuvent se rendre là où une présomption de maltraitance a provoqué l’appel à Alm’age, avec accord des victimes et des familles.
    Ainsi, une famille a alerté Alm’age parce qu’il y avait eu une erreur grave dans le traitement médical donné à un proche diabétique accueilli en EHPAD. En accord avec la famille, l’association a alors contacté la direction de l’établissement, a donné l’alerte sur ce qui était arrivé. Le but n’était pas de stigmatiser, de jouer le rôle d’inquisiteurs, mais d’assurer une médiation afin de permettre le dialogue entre les protagonistes. La direction de l’établissement, qui était informée des nouvelles missions de l’association, a accepté qu’un bénévole intervienne pour expliquer à la famille les causes de cette erreur, mais aussi les dispositions prises par la direction pour que l’erreur ne se reproduise plus avec le concours d’Alm’age, dans le cadre d’un plan de formation à la bien-traitance au bénéfice du personnel de l’établissement.
    Si les retours sont très satisfaisants, ils restent encore modestes car l’association ne compte qu’une dizaine de bénévoles, ce qui limite les possibilités de déplacements. Cependant, ces initiatives bien reçues constituent avant tout une source de motivation, et peuvent être le moyen d’attirer de nouveaux bénévoles désireux de s’engager pour la bien-traitance des personnes vulnérables et avoir des activités d’accompagnement au plus près des situations de violence en coordination avec I’action d’autres associations comme les Petits Frères des Pauvres, par exemple.

    La prévention : un travail essentiel
    L’association est consciente que la prévention repose d’abord sur une action continue, régulière d’information et de sensibilisation du public et des professionnels intéressés par la problématique de la maltraitance. Alm’age est de plus en plus sollicitée pour des actions de sensibilisation par les établissements, les mairies, les infirmières et les associations d’aide à domicile. C’est un travail de prévention majeur qui allie concertation avec les acteurs de proximité, information du public.
    Des outils de communication ont été réalisés par Alm’age pour faire connaître régionalement l’association et son action : plaquettes, affiches sur mobilier urbain et mailing pour alerter sur la problématique de la maltraitance et pour promouvoir la bien-traitance des personnes vulnérables.

Demain :
    L’association espère obtenir les moyens nécessaires pour renforcer ses effectifs, pour multiplier les interventions directes, pour assurer une écoute hebdomadaire permanente au bénéfice des départements du Nord et du Pas-de-Calais, avec l’installation d’un correspondant à Arras. Alm’age est convaincue que la coordination avec les acteurs de proximité sera toujours fondamentale pour assurer réactivité et justesse des réponses proposées